Le cirque de Calder chez Dorotheum

Caroline Razafimanantsoa
16 novembre 2018
Alexander Calder, Circus, 1931, dessin-aquarelle gouache sur papier, 49,5 x 64,8 CM, estimation entre 60 000 et 90 000 €, vente du 27, 28 et 29 novembre à Vienne, Dorotheum, https://www.dorotheum.com/

Quelques remarquables esquisses figurent au sommaire des catalogues des ventes de novembre, à Vienne chez Dorotheum. Parmi elles, on trouve ce dessin à l’aquarelle signé Calder et daté de 1931. Connu pour ses larges mobiles à la fois majestueux et étonnamment légers, Alexander Calder (1898 – 1976) a développé tout un premier pan de sa création autour de la thématique du cirque. Réalisé en 1931, ce Circus fait parti d’un corpus de croquis et d’esquisses que Calder a commencé à mettre en place des 1926. Semblable à des œuvres comme Through the Hoop, ou Untitled (Circus, Horse and Trainer), Circus présente le même type de composition où l'artiste tente de magnifier le mouvement. Une danseuse, un trapéziste, des balles de jongleries, et quelques soupçons de couleur. Calder esquisse et recommence, mais conserve toujours ces tonalités - du noir, du rouge, du jaune et du bleu -  et ce même tracé, fin, presque naïf. Au total, ce sont plus de 200 personnages que l’artiste va créer et animer. Réjouissante célébration de ce curieux et poétique univers qu’est le cirque !

D’autres artistes sont des moments forts de ces ventes. On retrouve pour l’art moderne, plusieurs huiles sur toile de De Chirico (1888-1978), dont Oreste e Pilade, estimée entre 140 000 et 180 000c€. À ses côtés, les corpulents personnages de Botero (1932) sont eux estimés entre 70 000 et 100 000 €. Du côté de l’art contemporain, c’est l’art optique qui est exalté. Ondulations chez Julio Le Parc (1928), cercles dans l’œuvre Dinamica circolare 3S, de Marina Apollonio (1940) et enchevêtrements géométriques pour Vasarely (1906-1997). La pièce la plus chère est une peinture de Günther Uecker (1930), Feld/ Field, attendue entre 400 000 et 600 000 €. Vous l’aurez sûrement compris, les prochaines ventes Dorotheum, Post War and Contemporary Art et Modern Art, promettent d’être savoureuses pour les amateurs et collectionneurs !

 

Caroline Razafimanantsoa

Journaliste

Diplômée en histoire de l’art de l’université Paris-Nanterre et titulaire d’un master complémentaire en diffusion des œuvres d’art contemporain de l’IESA, c’est la benjamine de l’équipe. Arrivée en 2017, elle est aujourd’hui assistante de rédaction. Elle écrit régulièrement sur les expositions qui ont attisé sa curiosité. Avec un petit penchant pour l’art contemporain et les arts émergents.

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