Balade en photographie à l’Abbaye de l’Epau

Caroline Figwer
12 juin 2019

Chaque année depuis 2013, l’Abbaye de l’Epau, située près du Mans, accueille un ensemble thématique d’expositions photographiques. Après la terre, le voyage, l'engagement et la citoyenneté, c’est la notion d’itinérance qui est mise à l’honneur à l’occasion de la septième édition de la Saison photographique de l’Epau. Présentées en grand format au sein même de l’édifice cistercien, mais aussi suspendues aux branches d’un arbre, plantées au beau milieu d’une pelouse ou sur le bord d’une des allées du parc, les œuvres de huit artistes – l’Allemande Karolin Klüppel, le Belge Bernard Mottier, les Français Alexa Brunet, David Richard et Sébastien Tixier, le Mexicain Alejandro Cartagena, le Slovène Matjaz Krivic, ainsi que l’Américaine disparue Dorothea Lange – sont à découvrir jusqu’au 4 novembre.

« Est itinérant celui qui va d’un lieu à un autre, qu’il se mette en chemin pour le bout du monde, en bas de chez lui, ou nous invite à un voyage immobile. A mi-chemin entre l’itinéraire, que l’on peut préparer et que l’on suit, et l’errance, par laquelle on se laisse porter au gré du hasard, l’itinérance est au cœur des enjeux qui animent nos sociétés aujourd’hui. » Ces quelques mots introduisant la programmation photographique 2019 de l’Abbaye de l’Epau laissent augurer la diversité des parcours comme des démarches des artistes invités, interrogeant tour à tour, entre poésie et gravité, la relation à l’autre, le rapport à l’environnement, la mémoire collective ou encore les évolutions de la société. Comme en écho aux reportages de son aînée, Dorothea Lange (1895-1965), qui avait placé la condition humaine au cœur de ses préoccupations, et dont est présenté un extrait du travail documentaire réalisé auprès d’ouvriers agricoles migrants américains dans la seconde moitié des années 1930 (Le récit de la migration), le Mexicain Alejandro Cartagena livre une singulière galerie de portraits de travailleurs, tous comptant parmi ses concitoyens (Carpoolers), saisis selon le même angle, sans doute depuis un pont, alors qu’ils sont transportés à l’arrière d’un pick-up.

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article sur www.artshebdomedias.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caroline Figwer