L’art traversant de Christian Boltanski

Francesca Caruana
21 janvier 2020

Le Centre Pompidou célèbre une nouvelle fois l’œuvre de Christian Boltanski. Faire son temps propose une déambulation à travers des pièces et installations emblématiques de son parcours artistique et témoigne de l’évolution de son langage plastique comme du renouvellement de ses préoccupations. «Du récit de l’enfance à celui des contes et légendes qu’il découvre et réinvente aujourd’hui jusqu’au bout du monde, Boltanski a cherché à se défaire de lui-même pour se confondre à l’histoire des hommes. Vaste entreprise s’il en est, qui le conduit toujours plus loin, à la recherche non pas du temps perdu mais de terres inconnues, riches de récits qui se perdent dans la nuit des temps», écrit Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne et commissaire de l’événement. A découvrir jusqu’au 16 mars prochain.

Il y a trente-cinq ans, le Centre Pompidou montrait pour la première fois les œuvres de Christian Boltanski. Aujourd’hui, l’institution ouvre largement ses portes à une cinquantaine d’œuvres ayant balisé son parcours. Plus qu’une rétrospective, Faire son temps est une traversée dans le temps de création. L'artiste caractérise cette longue période par un titre qui en dit long, à travers lequel on pourrait comprendre qu’il met un terme à ce temps, or cet infinitif pour le moins général s’adresserait à tous ; faire son temps reviendrait à honorer la part d’existence qui nous est tombée du ciel (ou plutôt du corps !) en naissant. Mais c’est encore une autre solution de sens que nous donne Boltanski, celle de faire son temps, de le construire, l’élaborer, le vivre en toutes circonstances qu’elles soient mémorielles, fantasmées, politiques, personnelles. (...)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article  sur www.artshebdomedias.com

Francesca Caruana