Finalistes 2020 du Prix MAIF pour la sculpture

18 février 2020
Léonard Martin, Alma

Les quatre artistes - ou collectif - finalistes de la 12e édition du Prix MAIF pour la sculpture sont : Le duo Grégory Chatonsky et Goliath Dyèvre, Léonard Martin, Hugo Servanin et Virginie Yassef. 

Les quatre artistes finalistes présenteront leur projet devant un jury au printemps. Ils seront ensuite exposés au cours de la soirée de remise du prix à Paris.

Grégory Chatonsky et Goliath Dyèvre forment un duo. Grégory Chatonsky, né en 1971, a fait des études de philosophie à Paris I et de multimédia aux Beaux-Arts de Paris. Il a été professeur invité au Fresnoy et à l’Université du Québec à Montréal. Il travaille depuis 1994 autour de la question des technologies et en particulier d’Internet, plus particulièrement vers la capacité des logiciels d’intelligence artificielle à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une création humaine. Goliath Dyèvre, né en 1980, est diplômé en 2009 de l’École nationale supérieure de Création industrielle (ENSCI) à Paris. La même année, il crée son studio de design. Il a enseigné à l’Ecole des Beaux-arts de Lyon et dirige depuis 2018 un atelier de design expérimental à L’ENSCI-Les Ateliers. Le travail de Goliath questionne le rapport matériel et cognitif que l’être humain entretient avec les objets.

Léonard Martin est né à Paris en 1991. Pensionnaire à la Villa Médicis - Académie de France à Rome pour l’année 2018-2019, il mène un travail plastique qui lance des ponts entre les époques et les formes. Ces œuvres traitent de grands thèmes de l’art et de la littérature qui font appel à des techniques variées, aux divers langages de l’image et de la représentation dans l’espace. Il est actuellement résident à la Cité internationale des Arts - Paris Montmartre.

Né en 1994, Hugo Servanin vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs avec les félicitations du jury. L’univers d’Hugo Servanin fait écho à notre environnement, il est un terrain expérimental peuplé de géants, d’êtres évoluant dans un univers social où tout est question de rapports : le rapport de soi à l’autre, du corps à l’esprit, du matériel à l’éthéré. Les traces de leurs interactions en dessinent le paysage, saturé de sensations corporelles et de constructions sociales enchaînant les individus à ce monde empli de données. Le travail consiste ainsi à faire entrer en résonance les mythologies et représentations qui façonnent nos corps et les propriétés des matériaux et des technologies.

Née en 1970, Virginie Yassef est une artiste pluridisciplinaire mêlant dans sa pratique vidéo, performance, théâtre ou encore sculpture. Inspirée par son environnement immédiat, elle dévoile l’étrange beauté du monde qui nous entoure. Au travers des objets qu’elle détourne et auxquels elle applique des variations d’échelle ou de texture, elle met en doute nos repères géographiques, spatiaux et temporels pour créer des fictions à la fois drôles et cruelles.

Rendez-vous fin avril pour l’annonce du lauréat 2020 !

www.maif.fr/prix-sculpture