Passerelles en constellation par Angelica Mesiti

Francesca Caruana
12 avril 2019

Dans le cadre de la saison Sensible du Palais de Tokyo, Angelica Mesiti présente Quand faire c’est dire. L’artiste australienne, qui vit entre Sydney et Paris, s’intéresse « au rôle social de la performance et de la musique, à la manière dont elles peuvent créer du lien dans des structures collectives. » Les performances qu’elle filme ne sont pas « des actions ouvertement politiques, mais elles peuvent être des outils puissants pour conserver ou traduire des connexions culturelles. » Dans les 1 000 m² de la galerie de Seine, des installations diffusent une sélection de vidéos réalisées entre 2012 et 2017. Angelica Mesiti sera à Venise cette année. Elle a été sélectionnée pour représenter l’Australie à la 58e Biennale d’art.

La saison Sensible du Palais de Tokyo, à Paris, donne envie d’évoquer le travail d’une des artistes invitées, Angelica Mesiti, dont l’œuvre tranche nettement avec celle de ses voisins se dispensant souvent d’approfondir à part égale le dire et les réalisations plastiques, le faire. On le comprendra d’emblée, l’œuvre de Mesiti organise un dialogue plastique de même force entre le concept et l’objet, entre le dire et le faire. Sensible est le mot juste pour caractériser l’implication du visiteur dans les installations vidéo de l’artiste. Qu’il s’agisse de Mother Tongue (2017), de Citizen Band (2012) ou encore de The Colour of Saying, chacune des pièces aborde des situations à la limite de nos sens.

Quelles correspondances trouver au-delà du son et de l’image, entre les mots et les choses, la parole et l’action, les hommes et leurs pensées, la coutume et la modernité… ? Ces questions resteraient vaines si Mesiti n’engageait pas dans son travail une visée de rapprochement social, quasi pédagogique, à l’adresse du spectateur. Dans les salles obscures qui se succèdent, de grands écrans nous entourent, avant de capter notre attention au point de nécessiter la lecture du cartel pour faire durer le plaisir. C’est une rareté. (...)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Médias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article sur http://artshebdomedias.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

Francesca Caruana